Humidité à Hennebont
L'humidité à Hennebont : un bâti ancien posé sur un fleuve à marée
Hennebont s'accroche aux deux rives du Blavet, à dix kilomètres de la rade. Le fleuve y est encore maritime : la marée remonte jusqu'à l'écluse et le niveau des quais change deux fois par jour. Cette respiration du Blavet explique une bonne part des désordres que rencontrent les Hennebontais, avec une nappe qui reste haute en fond de vallée et des rez-de-chaussée bas qui se chargent d'humidité aux grandes marées d'équinoxe.
La Ville Close et ses abords concentrent le bâti le plus ancien : murs de granite montés à la chaux, appuyés sur les remparts, bâtis sans aucune coupure de capillarité. L'eau du sol y grimpe librement et dépose ses sels au bas des murs. Le problème s'aggrave quand un enduit ciment a été passé au siècle dernier : le mur ne sèche plus et l'humidité monte plus haut. Nous posons une barrière d'injection de résine hydrophobe, retirons l'enduit étanche et reprenons le bas de mur avec un mortier d'assainissement qui laisse respirer la pierre.
Les quartiers pavillonnaires de Saint-Caradec, de Kerihouais et du Ty Mor relèvent d'une autre logique. Bâtis entre 1960 et 1985, ils ont presque tous un sous-sol ou un garage semi-enterré adossé à la pente qui descend vers le Blavet. L'eau de ruissellement bute contre le mur enterré et finit par traverser. Un drainage périphérique raccordé à un exutoire règle la cause ; un cuvelage minéral traite le volume déjà atteint quand aucune évacuation gravitaire n'est possible.
Reste la condensation, fréquente dans les logements hennebontais rénovés avec des menuiseries étanches sans que la ventilation ait suivi. Buée sur les vitres au réveil, linge qui ne sèche plus, taches noires dans les angles froids : une ventilation par insufflation ou une VMC hygroréglable rétablit un air sain en quelques jours. À Hennebont comme partout, nous mesurons l'humidité du mur et celle de l'air avant de proposer quoi que ce soit.