Humidité à Vannes
L'humidité à Vannes : le golfe qui remonte jusqu'aux remparts
Vannes ferme le golfe du Morbihan et la marée remonte jusqu'à son port, à quelques dizaines de mètres des remparts. Le centre intra-muros est bâti sur des terrains bas, entre la Marle et le Rohan, au-dessus d'une nappe salée peu profonde. C'est le premier facteur d'humidité chez les Vannetais du centre, avant même l'état des murs : l'eau est proche, et elle est salée.
Les maisons à pans de bois de la place Henri-IV et des rues attenantes reposent sur un soubassement de granite qui pompe cette eau chargée en chlorures. Résultat : une remontée capillaire doublée d'un salpêtre tenace, qui ronge les enduits et fait cloquer toute peinture filmogène. Nous travaillons ici en méthode non destructive, secteur sauvegardé oblige : injection discrète dans le soubassement, neutralisation des sels, enduit de chaux. Jamais de ciment sur ce bâti.
Autour du port et dans le quartier Saint-Patern, les caves reçoivent de l'eau à marée haute. Le cuvelage minéral multicouche, complété d'une pompe de relevage discrète, rend ces volumes de nouveau utilisables sans toucher à l'aspect extérieur de la maison. C'est un savoir-faire que nous pratiquons régulièrement sur le bâti maritime, de la rade de Lorient au golfe.
Les quartiers plus récents, Ménimur, Kercado ou les abords du Vincin, présentent un profil différent : pavillons et petits collectifs, sous-sols semi-enterrés, logements rénovés devenus étanches à l'air. La condensation y domine, avec ses moisissures dans les chambres nord. Une ventilation par insufflation ou une VMC hygroréglable rétablit un air sain. Chaque chantier vannetais démarre par une mesure d'humidité chiffrée, au mur et dans l'air.