Humidité à Inzinzac-Lochrist
L'humidité à Inzinzac-Lochrist : la vallée du Blavet et ses cités ouvrières
La commune tient sur deux niveaux. En bas, Lochrist s'étire au fond de la vallée du Blavet, là où les forges d'Hennebont ont fait vivre des générations d'ouvriers et laissé des rangées de maisons alignées le long du fleuve. En haut, Inzinzac et ses hameaux occupent le plateau agricole. À quinze kilomètres de Lorient, cette double implantation donne aux Inzinzacois deux familles de désordres bien distinctes.
Les cités ouvrières de Lochrist ont été bâties au plus près du fleuve et de l'usine, sur des terrains alluviaux où la nappe reste haute une grande partie de l'année. Leurs rez-de-chaussée sont bas, leurs caves à peine hors d'eau, et la remontée capillaire y est presque systématique. Nous posons une barrière d'injection à la base des murs, souvent complétée d'un cuvelage minéral pour les caves, puis reprenons les enduits avec un mortier d'assainissement respirant.
Le coteau boisé qui domine Lochrist ajoute un second facteur : l'eau de versant. Elle descend la pente et vient buter contre les murs arrière des maisons de la première rangée, qui sont enterrés sur un mètre ou deux. Un drainage périphérique posé côté amont, avec regard de visite accessible, coupe cette alimentation. Sans exutoire disponible, nous basculons sur un cuvelage intérieur.
Sur le plateau, autour du bourg d'Inzinzac et de Penquesten, le bâti redevient rural : longères de granite, dépendances converties, dalles béton rapportées sur d'anciens sols en terre. La capillarité y domine, souvent accompagnée de condensation après une isolation par l'intérieur. Une VMC hygroréglable bien dimensionnée complète alors le traitement du mur. Chaque chantier commence par une mesure, jamais par une hypothèse.