Humidité à Quimper
L'humidité à Quimper : une ville née d'une confluence
Quimper s'est construite à la rencontre de l'Odet et du Steir, sur des terrains alluviaux déposés par les deux rivières pendant des siècles. L'Odet y reste soumis à la marée et la ville garde la mémoire de ses crues. Les Quimpérois du centre habitent donc au-dessus d'une nappe peu profonde, dans un bâti ancien qui n'a jamais reçu la moindre coupure de capillarité.
Autour de la cathédrale, rue Kéréon et place Terre-au-Duc, les maisons à pans de bois reposent sur un soubassement de granite. L'eau monte dans ce soubassement, atteint la sablière basse et attaque le bois de pied. Les enduits ciment posés au siècle dernier ont souvent aggravé la situation en empêchant le mur de sécher. Nous injectons la barrière dans la pierre, dégageons le ciment et reprenons avec un enduit de chaux, en méthode non destructive : ce bâti est protégé et se traite avec précaution.
Du côté de Locmaria et des quais, les caves et sous-sols se trouvent parfois sous le niveau de l'Odet. Aucun drainage n'y est possible : le cuvelage minéral multicouche, avec traitement des points singuliers et pompe de relevage, est la réponse technique. Nous portons une attention particulière aux anciens soupiraux rebouchés, qui sont presque toujours les points d'entrée de l'eau.
Dans les faubourgs de Kerfeunteun, de Penhars et d'Ergué-Armel, le bâti change : pavillons des années 1960 à 1990, sous-sols semi-enterrés, vides sanitaires bas. Le drainage périphérique y règle les infiltrations, la ventilation la condensation des logements rénovés. Quimper est à soixante kilomètres de notre base lorientaise : nous organisons les chantiers par journées complètes pour limiter les allers-retours et tenir les délais annoncés.